Alios

Etudiant en Relations Internationales

“Je m’appelle Alexis, j’ai 22 ans et cela fait déjà quelques années que je m’essaie à la poésie, comme exutoire au quotidien. Je prends occasionnellement quelques photos, j’aime tenter de nouvelles techniques et pratiques. Je ne mets pas de limites à mon écriture, elle est avant tout un moyen d’expression pour moi.”

13

Fine taille, basse cour, messe dite ?

Pas de paille, de l’amour, vieux rite.

Tête vide, sourire, si bien.

Vie ivre que me livre son lien.

Lueur dansante dans le fond de ma rétine.

Peur effrayante quand son regard me devine.

Antithèse vivante de mon langoureux spleen.

Mon humeur est dédiée, elle seule la détermine.

Pas commencés et déjà riche de nous.

Dur de résister quand s’emballe mon pouls.

Ma flamme étouffée par ce que ma raison craint,

Tumulte intérieur qui m’empêche un conte serein.

Perte de temps quand mon air n’est pas sien.

Vibrations et effluves entre ces quatre murs.

Émotions et fantasmes bien que clandestins,

Donnent aux cloisons une toute autre teinture.

Pièce résonnante par sa magnifique banalité,

Une routine ponctuelle semblait s’être installée.

Timides sujets et braves éclats sonnent,

Intimités et intimidés fusionnent.

L’aiguille nous fixe et le ciel s’éteint.

Le plus beau temps est toujours l’humain.

Mais la vie sonne et les yeux se referment ;

Il aura fallu le monde pour y mettre un terme.

13.5

Comme d’habitude un visage en cache un second,

Sombre et lugubre vice, le diable sait se vêtir ;

Pire, le diable est charmeur et je cède en amont,

Car le diable me connaît et mes pleurs font ses rires.

Dire que je suis trop faible est un bel euphémisme.

Tant de difficultés quand mon âme suit ma flamme.

Être l’ombre de soi quand passé sous un prisme.

Celui qui met à jour que mon diable est une femme.

Et ces larmes qui coulent, de fatigue ou de cœur,

Qui me noient, qui m’étouffent, qui trahissent ma douleur,

Qui m’avouent que je suis bien le seul responsable,

De cette plaie toute ouverte qui paraît impansable.

Triste aveu qu’un poème destiné à moi-même,

D’une solitude immense quand il s’agit d’aimer,

D’une âme en peine qui peine à vaincre ce qu’il sème,

D’un cœur blême qui saigne à toujours se cacher.

3

Comme autant de ruisseaux délicats qui s’écoulent,

Ses sourires et éclats me font pleurer de vie.

Je ne reconnais qu’elle dans l’océan des foules,

Elle fait fondre mon cœur fait de glace et de pluie.

Baigner dans son odeur, nager dans ses méandres,

Pécher dans notre ivresse, remplir notre oasis

D’un mirage si beau qu’on pourrait s’y méprendre ;

D’un mirage aussi beau qu’un bonheur de jadis.

Mais comme pour tout rêve, le soleil se lève

Et assèche le fleuve dont il ne reste que le lit,

Comme un désert ardent, comme un Adam sans Eve,

Je brûle de la revoir. Et pourvu qu’elle sourie.

3.5

Au fur-et-à-mesure que l’été s’en allât,

Elle aussi, quelle malheureuse métaphore.

En même temps que ce feu lucifère s’éloignât,

L’astre chut dans l’abysse que Satan fait éclore.

Icare m’avait pourtant prévenu, quel idiot !

Mes ailes et ma colère brûlent; duo ardent

Qui raidit mon visage, comme un secret dit haut.

Je suis ; mais je ne pense plus, même Descartes ment.

Mais dans ses yeux bleu mer se distillent les instincts,

Et dans son jeu amer et mystique vit un marin ;

Hélas, son cœur si doux prit une teinte saline,

Sa figure de proue perça son étrave, maligne !

Ça y est, le soleil dort, je suis bien seul ce soir.

La massue de la réalité qui vient frapper

Le passé puis repenser et sous un saule s’asseoir

Les maux d’aujourd’hui finissent par me rattraper

Venez partir en découverte sur la page instagram de Alios, mélangeant voyages et urbex. Si vous voulez vous faire davantage ensorceler par ses poésies profondes, retrouvez le aux événements de Uni Art !